Entraînement olfactif et COVID-19

Retrouver l’odorat après la COVID-19 :
Chercheurs et cliniciens s’allient à la recherche de traitements

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) et un groupe de chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont allié leurs forces pour trouver des pistes de solutions à un problème bien d’actualité : la perte d’odorat liée à la COVID-19. Des études antérieures ont démontré qu’un entraînement olfactif peut être bénéfique pour retrouver l’odorat perdue suite à certaines infections virales. Cependant, une question demeure : est-ce qu’un entraînement olfactif peut être aussi bénéfique pour la perte d’odorat liée à la COVID-19? Suite à des études pilotes prometteuses, une troisième étude verra bientôt le jour pour mieux comprendre comment l’entraînement olfactif peut jouer un rôle crucial dans le traitement de la dysfonction olfactive post COVID-19. Le projet bénéficie d’ailleurs d’un appui financier de la Banque Nationale parmi les différents projets soutenus par la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières (RSTR).

Méthodologie  

Les capacités olfactives ont été mesurées à l’aide de questionnaires et avec des tests d’identification des odeurs au début et à la fin de l’étude suite d’un entraînement d’une durée de 12 semaines.

Résultats  

Au terme des deux premières études pilotes, les résultats sont prometteurs : on constate une amélioration subjective et objective des capacités olfactives des participants. Ces résultats préliminaires ont été présentés à la conférence internationale spécialisée sur l’olfaction (the Association for Chemoreception Sciences) en avril passé.  

« Les personnes qui ont une dysfonction olfactive suite à une infection virale présentent une réduction de la taille de régions spécifiques du cortex cérébral et on a pu observer que l’entraînement olfactif permet de retrouver une taille normale. Ce n’est cependant pas encore clair si les mêmes mécanismes s’appliquent au trouble de l’odorat dans le contexte de la COVID-19. Nos résultats préliminaires de nos études pilotes révèlent des observations très encourageantes. C’est une avancée importante non seulement en recherche, mais aussi pour son application pratique » 
- Professeur Johaness Frasnelli

Pour participer à l'étude 

Les études se poursuivent pour mieux comprendre comment moduler l’entraînement olfactif dans le contexte de la dysfonction olfactive liée à la COVID-19. Pour ce faire, plus d’une centaine de participants supplémentaires sont recherchés.

Les critères sont les suivants :

  • Être âgé de 18 ans ou plus;
  • Avoir reçu un diagnostic positif à la COVID-19 et présenter une dysfonction olfactive persistante;
  • Vouloir et être en mesure de fournir un consentement éclairé par écrit;
  • Comprendre et lire la langue française;
  • Avoir une connexion Internet et une adresse courriel fonctionnelle;
  • Être en mesure de se déplacer dans les laboratoires de l’UQTR.

Il s’agit d’une étude clinique réalisée avec trois groupes de patients adultes atteints d’une dysfonction olfactive après avoir contracté la COVID-19. Deux groupes avec différentes combinaisons d’odeurs subiront entraînement olfactif sur 12 semaines alors qu’un groupe contrôle subira un entraînement olfactif avec une substance non odorante. Le but est d’observer si l'entraînement olfactif avec une combinaison de différentes odeurs peut améliorer l’olfaction après 12 semaines d'entraînement.

Pour participer, écrivez-nous pas courriel au rechercheanosmiecovid19@gmail.com

Liste des chercheurs impliqués 

  • Professeur Johannes Frasnelli et son équipe, professeur au Département d'anatomie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et Co directeur du Groupe de recherche cognition neurosciences affect comportement
  • Dre Josiane Bégin-Bolduc, Oto-rhino-laryngologue, CIUSSS MCQ

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